Mots clé à la une

Organismes liés

Réformes Economiques

Le système bancaire et le marché des capitaux

Le système bancaire

La politique algérienne de développement du système bancaire vise à promouvoir la concurrence par l’élargissement du champ d’intervention aux banques privées, notamment étrangères, de même qu’elle s’attache à encourager le secteur public à s’ouvrir au partenariat et à renforcer la professionnalisation de ses ressources humaines.

Dans ce cadre, le système monétaire et bancaire algérien a connu des progrès notables, en particulier depuis 2006.

La modernisation des systèmes de paiements a permis, grâce à la dématérialisation des opérations, de réduire significativement les actions manuelles, de réduire les coûts de transaction et d’améliorer l’efficience de l’intermédiation bancaire.

Le secteur bancaire privé connaît actuellement un développement significatif, même si sa part sur le marché reste limitée. Il est composé d’une dizaine de banques, filiales de grands groupes internationaux, mais d’importants changements sont attendus puisqu’une dizaine d’autres banques étrangères (arabes et européennes) ont adressé leur demande d’agrément à la banque d’Algérie.

Pour accompagner les entreprises qui éprouvent des difficultés à offrir des garanties traditionnelles aux banques pour financer leurs investissements, il a été créé un Fonds de garantie des crédits aux PME (FGAR) et, plus récemment, une Caisse de garantie des crédits d’investissements (CGCI) dotée de 30 milliards de dinars souscrits par le Trésor public, les banques et les établissements financiers.

Les évolutions du système monétaire et bancaire algérien sont indéniables. Elles n’ont cependant pas encore permis d’atteindre le seuil critique que nos exigences de croissance nous imposent.

Le marché des capitaux

La réforme engagée dans ce domaine va dans le sens de l’émergence progressive d’un marché financier qui permet à l’épargnant d’accéder à des produits assurant une rémunération réelle positive et à l’investisseur de disposer de financements peu coûteux, rapides et flexibles.

Pour mettre en œuvre cette réforme, l’Algérie a mis en place un dispositif institutionnel, législatif et réglementaire en conformité avec les standards internationaux. La Bourse d’Alger a démarré son activité en 1988. Elle comporte trois organismes : la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB), la Société de Gestion des Bourses de Valeurs (SGBV) et le dépositaire central des titres.

La loi relative au capital-risque, instrument absent du paysage financier algérien jusqu’en 2006, consacre désormais les pratiques en cours dans les pays qui ont une grande expérience dans ce domaine ; et que le marché obligataire a connu un début de développement.

En favorisant l’émergence d’un marché de capitaux opérationnel, les transformations en cours contribueront à convertir en investissement l’important volume d’épargne disponible et à libérer ainsi les opérateurs de leurs contraintes de financement.

Plus de détails sur le système bancaire et le marché des capitaux peuvent être fournis par ce lien : http://finances-algeria.org